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Quand les micro-joies rendent la vie plus habitable.
Il existe une idée très répandue selon laquelle la joie serait liée aux grands événements : une réussite, un changement de vie, une victoire éclatante.
Et pourtant, dans le réel, surtout lorsque l’on traverse des périodes de fatigue, de doute ou de fragilité, ces grandes joies semblent parfois lointaines, inaccessibles. Avec le temps, j’ai compris autre chose : la joie se loge souvent dans l’infiniment petit.
Un rayon de lumière sur un mur. Une boisson chaude tenue entre les mains. Une musique familière. Un objet beau, porteur de sens. Des instants minuscules, presque invisibles… mais puissants.
Du pouvoir des petits plaisirs, aussi appelés micro-moments positifs; et qui représentent une ressource discrète mais essentielle.
En psychologie positive, on parle de micro-moments positifs : de brèves expériences agréables, simples, accessibles, qui ne bouleversent pas une vie mais qui, répétées, en changent la texture.
Ces petits plaisirs n’ont rien d’anecdotique. Ils nourrissent une forme de continuité intérieure. Ils rappellent au corps et au cerveau que, même maintenant, quelque chose va bien. Et parfois, c’est déjà énorme.
Quand l’énergie manque, les petits plaisirs restent accessibles.
D’un point de vue neuroscientifique, les plaisirs simples activent le système de récompense du cerveau, sans le surstimuler.
Contrairement aux plaisirs intenses, rapides ou addictifs, ils ne créent pas de chute brutale après coup.
Ils soutiennent :
Les recherches en psychologie montrent également que les émotions positives, même légères, élargissent notre champ de pensée et renforcent notre capacité à faire face aux difficultés.
Ce n’est pas une fuite du réel. C’est une ressource de résilience.
Un élément clé, souvent oublié, est la présence.
Un plaisir non remarqué passe vite. Un plaisir reconnu s’inscrit.
Prendre quelques secondes pour se dire intérieurement : « Là, maintenant, c’est agréable. »
Ce simple geste change la façon dont le cerveau encode l’expérience.
Il transforme un instant banal en point d’appui. C’est une pratique douce, mais profondément transformatrice.
Dans les périodes de creux — fatigue, deuil, dépression, surcharge émotionnelle — les grands projets peuvent sembler hors de portée.
Les petits plaisirs, eux, restent souvent là. Ils ne demandent ni performance, ni motivation débordante. Ils demandent surtout de l’attention, de la lenteur, du respect pour son propre rythme.
C’est pour cela que je crois profondément à leur pouvoir.
Les objets, les images, les symboles ont aussi leur rôle à jouer.
Un visuel inspirant, une illustration, une phrase posée dans un espace de vie peuvent devenir des rappels silencieux : des invitations à revenir au corps, au sensible, au présent.
C’est aussi ce qui traverse mon travail d’illustratrice : créer des images qui accompagnent le quotidien, sans injonction, comme des présences amies.
Les petits plaisirs ne changent pas tout. Mais ils changent quelque chose. Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin pour continuer.
Cultiver ces micro-joies, ce n’est pas nier la difficulté du monde. C’est choisir, consciemment, de laisser une place au vivant.
Dans cet épisode, je parle de: